Le groupe Renault a officialisé ce jeudi 12 février une révision profonde de sa politique de sport automobile, marquée par l’arrêt de deux de ses programmes les plus visibles hors Formule 1, déjà évoqué par Motorsport.com, le site frère de Motor1. Alpine se retirera du Championnat du monde d’Endurance (WEC) à l’issue de la saison 2026, tandis que la marque Dacia ne sera plus engagée sur le Dakar ni dans le rallye-raid à partir de 2027. Dans un communiqué publié ce jeudi 12 février, la direction du constructeur explique ce choix par la nécessité de recentrer ses moyens sur des axes jugés prioritaires, notamment la Formule 1 et le développement commercial de la marque Alpine. Alpine a indiqué vouloir concentrer ses efforts sur une performance accrue en F1, discipline dans laquelle son écurie continue de courir après avoir adopté des moteurs Mercedes pour la saison en cours. Engagé en Endurance depuis plusieurs années, d’abord en LMP2 puis en catégorie Hypercar avec l’Alpine A424, le constructeur mettra fin à ses participations après la campagne qui inclut notamment les 24 Heures du Mans 2026. La décision marque la fin d’une présence sur les circuits d’endurance qui avait connu quelques succès, dont des victoires ponctuelles mais sans jamais atteindre une régularité de podium durable. Côté rallye-raid, Dacia — qui avait remporté le Dakar en janvier dernier — ne renouvellera pas son engagement officiel, malgré ces résultats notables. Le programme Sandriders s’achèvera à la fin de la saison 2026, et aucune inscription n’est prévue pour l’édition 2027 de l’épreuve organisée en Arabie saoudite. Dacia Sandriders - Dakar 2026 L'usine de Viry-Châtillon en sursis La direction du groupe souligne que ces arbitrages s’inscrivent dans un contexte économique et industriel tendu, où l’automobile — en particulier le segment des sportives et des véhicules électriques — fait face à des défis de rentabilité et à une nécessité d’investissement accru dans les segments stratégiques. Les efforts budgétaires visent à garantir une croissance durable pour Alpine, ainsi que la compétitivité de Renault sur ses marchés clés. Sur le plan industriel, l’usine de Viry-Châtillon, site historique des activités sportives et de fabrication de moteurs de course, ne doit pas fermer immédiatement mais se voit désormais engagée dans un processus de transformation. La direction assure que l’activité y sera réorientée vers des projets d’innovation et de services, bien que les contours précis de cette évolution restent à préciser. Cette décision intervient alors que Renault avait déjà annoncé, en amont, des choix forts dans son engagement en Formule 1 et dans sa stratégie produit, illustrant une redéfinition plus large des priorités sportives du constructeur français.