Tesla n’est désormais plus autorisé à utiliser l’appellation « Autopilot » sur son principal marché, la Californie. Cette décision fait suite à une action engagée par les autorités locales, qui estimaient que ce terme pouvait induire les consommateurs en erreur quant aux capacités réelles des systèmes d’aide à la conduite proposés par la marque. En décembre 2025, le Department of Motor Vehicles (DMV) de Californie avait saisi la justice, considérant que la dénomination « Autopilot » relevait d’une pratique publicitaire trompeuse. Selon l’autorité administrative, ce terme laissait entendre que les véhicules Tesla étaient capables de se conduire de manière totalement autonome, alors que les technologies actuellement commercialisées nécessitent toujours la vigilance et l’intervention du conducteur. À l’issue de la procédure, un tribunal californien a donné raison au DMV, estimant que la terminologie employée par le constructeur pouvait créer une confusion sur le niveau réel d’automatisation des véhicules. Face à cette décision, Tesla a été sommée de modifier sa communication, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension de ses licences de vente et de production dans l’État. Le constructeur, dirigé par Elon Musk, s’est finalement conformé à l’injonction. Le terme « Autopilot » a été retiré des pages de vente destinées au marché californien, ainsi que des supports promotionnels et des publicités diffusées localement. Les fonctionnalités concernées continuent toutefois d’exister, mais sous des appellations revues afin de mieux refléter leur statut d’assistants à la conduite et non de systèmes de conduite autonome complète. Dans un communiqué, le directeur du DMV, Steve Gordon, a salué cette évolution. Il a indiqué que son département se félicitait des mesures prises par Tesla pour se conformer aux règles de protection des consommateurs en vigueur en Californie. Pour l’autorité, cette décision vise avant tout à garantir une information claire et précise sur les capacités technologiques proposées aux automobilistes. Reste à déterminer si cette affaire restera cantonnée à la Californie ou si elle pourrait faire jurisprudence ailleurs. D’autres autorités pourraient être tentées d’adopter une position similaire, en réservant l’appellation « Autopilot » à des systèmes de conduite autonome de niveau 4 ou supérieur, capables d’évoluer sans intervention humaine dans la majorité des situations. En Europe, l’organisme de sécurité automobile Euro NCAP avait déjà estimé, l’an dernier, que l’usage de ce terme pouvait être trompeur pour le grand public.