En octobre 2024, Elon Musk dévoilait en grande pompe son projet de véhicule robotaxi à deux places de Tesla, sans volant ni détail, un véhicule présenté sous l’appellation Cybercab. Mais les dirigeants de Tesla avaient alors oublié un détail puisqu’ils n’avaient pas, à cette date, déposé ce nom de manière légale, comme le révèle le média américain Electrek. Flairant le bon coup, Unibev, une petite société... française basée en Corse, à Ajaccio, spécialisée dans la distribution de boissons, s’engouffre dans la faille et s’empresse de déposer la marque "Cybercab" auprès du bureau américain des brevets et des marques de commerce (UPSTO), devançant ainsi Tesla, qui n’effectuera la démarche qu’au mois de novembre de cette même année. Résultat : l’USPTO a logiquement priorisé la demande d’Unibev, antérieure à celle de Tesla. La marque dirigée par Elon Musk ne pouvant légalement utiliser l’appellation Cybercab à moins que la demande de la petite société française soit 'abandonnée'. Dans les faits, Tesla devrait renoncer à l’appellation Cybercab si la demande d’Unibev – pour l’instant toujours en attente d’approbation - devait être validée par l’USPTO. Tesla Cybercab Robotaxi Mais, comme l’indique Electrek, il y a fort à parier que la démarche d’Unibev n’ait eu pour but que de négocier un accord financier important avec Tesla pour lui céder les droits du nom Cybercab. D’autant que la structure corse n’en est pas à son coup d’essai avec le géant américain, puisqu’elle avait déjà déposé par le passé la marque "Teslaquila", annoncée également – mais pas enregistrée – quelques temps auparavant par Elon Musk, qui souhaitait alors lancer une téquila en édition limitée. On voit mal Tesla faire machine arrière sur le nom Cybercab, après une série d’annonces et de communications autour de cette appellation, alors que la production des premiers exemplaires a déjà démarré dans l’usine d’Austin, au Texas. Dès lors, il y a fort à parier qu’Elon Musk ne doive mettre la main à la poche, et sortir son chéquier pour qu’Unibev ne retire sa demande d’enregistrement. Un détail pour l’homme le plus riche du monde, mais une aubaine, et surtout un bon coup joué à l’un des grands noms de l’industrie automobile, pour la société corse.