Quelqu’un a-t-il tenu le compte de tous les reports de la présentation de la nouvelle Tesla Roadster ? Si notre mémoire ne nous joue pas des tours, il y en a au moins six, auxquels s’ajoute le dernier en date, annoncé via un tweet classique d’Elon Musk sur son compte X. Le rendez-vous du 1er avril tombe à l’eau, mais (espérons-le) l’échéance se déplacerait vers la fin du mois prochain. Une nouvelle fois, le lancement de la version de série de la sportive Tesla est donc repoussé, même si ce n’est que de quelques semaines. La question se pose toutefois naturellement : dans quelle mesure faut-il croire qu’on la verra vraiment fin avril ? Une longue histoire Le risque de voir la nouvelle Tesla Roadster se transformer en vaporware, un terme issu du monde du jeu vidéo, utilisé pour des titres annoncés à répétition mais jamais commercialisés (les plus nerd se souviendront de Duke Nukem Forever), reste élevé. Cela dit, il faut reconnaître que Tesla (ou plutôt Elon Musk) est certes spécialiste des reports, mais pas des annulations définitives. Il faut toutefois admettre que neuf ans d’attente, c’est beaucoup. C’était en novembre 2017 que Musk avait présenté pour la première fois la nouvelle Tesla Roadster, en annonçant le début des livraisons pour 2020. Ensuite, la pandémie de Covid-19 a évidemment pesé, avec un premier report à 2021, puis à 2022. Fin 2021, nouvelle mise à jour du calendrier, avec un glissement de la présentation officielle à 2023, année au cours de laquelle Musk a annoncé un énième report, cette fois à 2024, tout en rouvrant les réservations avec un acompte de 43 000 euros. Comme on le sait, il y a deux ans, aucune trace de la Tesla Roadster ; au contraire, en fin d’année, il a été annoncé que la production passerait à 2025. Toujours rien, puis un nouveau rendez-vous fixé au 1er avril 2026. Désormais, il faudra attendre la fin du mois prochain. En attendant, on doit se contenter du logo, présenté il y a quelques semaines, qui laisse apparaître une silhouette proche de celle du prototype dévoilé il y a presque neuf ans. Tesla Roadster Le logo de la Tesla Roadster Tesla Roadster : ce que l’on sait Le nom est celui de la toute première Tesla, un roadster produit de 2008 à 2012 sur la base de la Lotus Elise. Par rapport à cette première génération, la nouvelle Roadster sera totalement différente : nouvelle plateforme et trois moteurs électriques, un à l’avant et deux à l’arrière, pour environ 1 000 ch et 1 027 Nm de couple, alimentés par une batterie de 200 kWh. Une véritable hypercar, disponible aussi avec des propulseurs-fusées, pour passer de 0 à 100 km/h en une seconde (la version sans “fusées” se contenterait de 1,9 s) et capable de "voler un tout petit peu", comme l’avait affirmé Musk il y a des années lors d’un échange sur X (qui s’appelait encore Twitter). Tesla Roadster Mises à part les exagérations, ce sera à coup sûr la Tesla la plus extrême jamais conçue. Du moins, pour l’instant, sur le papier. Pour savoir si ce sera vraiment le cas, il faudra encore patienter un peu plus d’un mois. Ou peut-être pas : qui peut le dire ?