MG transforme le MG4 en une véritable famille. Avec le MG 4X, la marque chinoise présente un SUV compact 100 % électrique, basé sur la même architecture que la berline compacte déjà connue, mais qui s’affiche clairement comme un modèle à part, tant sur le plan du style que du concept. La lettre « X » se veut explicite : selon MG, elle renvoie à des « possibilités illimitées » et entend souligner l’orientation lifestyle de ce crossover. Visuellement, le 4X reprend le langage de design de son modèle frère, tout en le réinterprétant avec des codes propres aux SUV. À l’avant, une barre lumineuse à LED sur toute la largeur attire le regard, encadrée par un logo de marque illuminé. De profil, une ligne d’épaule marquée apporte du dynamisme, tandis que la garde au sol nettement plus élevée affirme sans ambiguïté sa vocation de crossover. À l’arrière, MG reprend le principe stylistique du MG4 et mise lui aussi sur un bandeau de feux arrière traversant. Avec 4,39 m de long, le MG 4X s’inscrit clairement dans le segment des compacts. Son empattement de 2 750 mm est une donnée clé : face au BYD Atto 2, l’un de ses rivaux directs, l’avantage atteint tout de même 130 mm, ce qui devrait se ressentir dans l’habitacle. Et pourtant, l’Atto n’était pas spécialement avare en espace aux jambes. Autre concurrent direct, le Kia EV3 n’affiche lui aussi « que » 2,69 m d’empattement. Le véritable point fort du MG 4X, c’est sa batterie, et MG entend clairement marquer le coup. Alors que les batteries à électrolyte solide sont évoquées depuis des années comme la technologie d’avenir, et que la plupart des constructeurs les envisagent au mieux pour la seconde moitié de la décennie, MG installe dès maintenant une batterie dite liquid-solid-state sur un modèle de série d’entrée de gamme. Pas un démonstrateur technologique, pas une série spéciale : la version de base. La technologie provient du groupe SAIC et se distingue en profondeur des batteries lithium-ion classiques. La différence majeure tient à l’électrolyte : là où les batteries traditionnelles reposent entièrement sur un électrolyte liquide, celui-ci est composé ici à environ 95 % de matériaux solides. Il ne reste qu’environ 5 % de liquide dans le système, ce qui explique l’appellation. Ce qui peut sembler être un détail entraîne pourtant des conséquences importantes : les batteries à électrolyte solide sont plus stables sur le plan thermique, moins sujettes au risque d’incendie et offrent aussi des performances plus fiables par temps froid que des cellules conventionnelles. S’y ajoute le potentiel d’une densité énergétique plus élevée, qui doit à terme permettre d’augmenter l’autonomie à encombrement égal. Pour le MG 4X, le constructeur annonce 510 km d’autonomie selon le cycle CLTC. À bord, MG a misé sur des coopérations avec des entreprises technologiques. Le combiné numérique a été développé avec Oppo ; le système d’interconnexion qui en résulte rapproche smartphone et voiture au point de permettre le passage quasi instantané d’un univers à l’autre pour des contenus comme la navigation, les applications ou les médias. Côté aides à la conduite, Horizon Robotics est aux commandes. Le dispositif comprend notamment Navigate on Pilot pour l’autoroute ainsi que le stationnement automatique, un niveau d’équipement qui n’a rien d’évident dans cette catégorie. Dans la gamme MG, le 4X vient combler l’espace entre la MG4 (berline compacte) et des SUV plus grands comme le ZS EV. Il pourrait d’ailleurs remplacer ce dernier, puisque le nouveau ZS n’est plus proposé en 100 % électrique depuis 2024. MG n’a pas encore communiqué de tarifs. La question d’une arrivée du MG 4X en Europe n’est, à ce stade, pas officiellement tranchée. Mais au vu du succès du MG4 sur notre marché et du fait que les SUV compacts électriques figurent parmi les segments les plus demandés en Europe, une commercialisation paraît logique. Le modèle aurait en tout cas plusieurs arguments : une nouvelle technologie de batterie rare dans cette catégorie, une plateforme déjà éprouvée et un segment où la concurrence est intense, mais où la demande reste forte.