Le marché automobile français a enregistré en mars 2026 sa première hausse mensuelle de l’année, mettant fin à plusieurs mois de repli. Selon les données de la Plateforme automobile (PFA), les immatriculations de voitures particulières neuves ont progressé d’environ 13 % sur un an, atteignant près de 173 600 unités. Cette embellie concerne l’ensemble du segment des véhicules légers. Les utilitaires légers affichent également une croissance soutenue, tandis que les poids lourds progressent plus modestement. Ce regain d’activité intervient toutefois après deux mois de baisse consécutifs. Sur l’ensemble du premier trimestre, le marché reste orienté à la baisse, avec un recul d’environ 2 % des immatriculations de voitures particulières. Dans le détail, les performances des constructeurs apparaissent contrastées. Le groupe Renault se distingue par une progression marquée de ses volumes. Stellantis enregistre une hausse plus mesurée, tandis que Toyota affiche un léger recul. D’autres groupes internationaux bénéficient d’une dynamique plus favorable sur la période. Au-delà des volumes, le marché confirme sa transformation structurelle. Les motorisations thermiques poursuivent leur déclin, avec un recul sensible des ventes de véhicules essence et diesel. À l’inverse, les modèles électrifiés soutiennent la croissance. Les hybrides se maintiennent globalement, tandis que les véhicules 100 % électriques enregistrent une forte progression, avec des hausses supérieures à 50 % sur un an. Cette évolution se traduit par une montée en puissance de l’électrique dans le mix des immatriculations, qui atteint désormais une part significative du marché mensuel. Elle reflète à la fois les effets des politiques publiques et une évolution progressive de la demande. Malgré ce rebond en mars, la situation du marché demeure fragile. Cette hausse s’explique en partie par des effets de comparaison favorables et ne suffit pas à inverser la tendance observée depuis le début de l’année. Dans un contexte de transition rapide des motorisations et d’incertitudes économiques, la trajectoire du secteur reste encore incertaine.