Le marché automobile français a confirmé en décembre 2025 une année globalement orientée à la baisse, d'après les chiffres de la Plateforme Automobile (PFA). Sur l’ensemble de l’exercice, environ 1,63 million de voitures particulières neuves ont été immatriculées en France, contre un peu plus de 1,72 million en 2024, soit un recul proche de 5% Le seul mois de décembre s’inscrit dans cette tendance avec un volume estimé à un peu plus de 150 000 immatriculations, en retrait d’environ six pour cent par rapport à décembre 2024, malgré les traditionnelles opérations commerciales de fin d’année. Le secteur reste très éloigné de ses niveaux d’avant-crise. Comparé à 2019, dernier exercice de référence avant la pandémie de Covid-19, le marché a perdu près de 580 000 unités, soit une contraction de plus de 25 % en six ans. Les performances des groupes automobiles apparaissent contrastées. Stellantis, qui rassemble notamment Peugeot, Citroën et Opel, enregistre un recul de 7 % sur l’année 2025, avec 420 867 voitures particulières neuves immatriculées, malgré la progression de certaines marques comme Alfa Romeo. À l’inverse, le groupe Renault (Renault, Dacia, Alpine) affiche une légère croissance de 1,2 %, totalisant 430 217 immatriculations, porté notamment par la montée en puissance d’Alpine. Les deux groupes se partagent à eux seuls plus de la moitié du marché français, avec respectivement 25,7 % et 26,3 % de parts de marché. Le groupe Volkswagen occupe la troisième place avec un peu moins de 16 % du marché, en baisse de 2,1 %, malgré les bons résultats de Cupra et Skoda. Les ventes de Tesla se contractent fortement (-37,5 %), tandis que le groupe Toyota (Toyota et Lexus) accuse un recul de 13 %, à 116 221 immatriculations. Le constructeur chinois BYD demeure pour l’instant marginal en France, son modèle le plus vendu n’apparaissant qu’au-delà du top 50. Du côté des modèles, la Renault Clio demeure la voiture la plus vendue en France en 2025 avec un volume estimé à plus de 95 000 immatriculations, toutes motorisations confondues. Elle devance la Peugeot 208 et la Dacia Sandero, qui restent des références du segment des citadines. Sur le marché de l’électrique, la Renault 5 E Tech s’impose comme le modèle le plus immatriculé de l’année avec près de 38 000 unités, devant la Peugeot e 208 qui dépasse les 32 000 immatriculations et la Citroën ë C3 autour de 28 000 unités. Le Renault Scénic électrique franchit pour sa part le seuil des 20 000 immatriculations, confirmant l’intérêt croissant pour les modèles familiaux zéro émission. Décembre 2025 illustre ainsi un marché automobile français encore fragile en volume, mais profondément transformé dans sa structure. Si les ventes restent inférieures aux niveaux d’avant crise, la montée en puissance de l’électrique et de l’hybride confirme une transition désormais bien engagée, plaçant les constructeurs face à un double enjeu pour 2026, relancer les volumes tout en poursuivant l’électrification de leurs gammes.