Élu maire de Paris dimanche soir, Emmanuel Grégoire inscrit la question des mobilités parmi les priorités de son mandat. Dans la continuité des politiques menées ces dernières années, il défend une transformation progressive des déplacements dans la capitale, avec un objectif affiché : réduire la place de la voiture et renforcer les alternatives. Le stationnement sera l’un des gros dossiers du nouveau maire, qui promet une réaffectation partielle des emplacements existants, notamment en faveurs des personnes en situation de handicap, des professionnels ou des livraisons. Aucune création de nouvelles places de stationnement n’est à l’ordre du jour, mais plutôt une incitation vers les usages à utiliser les parkings souterrains, afin de « dégager » les voitures des rues. Le nouveau maire de Paris prévoit également de développer les parkings relais aux abords de la ville afin d’inciter les usagers venus de la banlieue à utiliser les transports en commun pour rejoindre le cœur de la capitale. La circulation, déjà fortement impactée sous Anne Hidalgo, constituera un autre gros chantier avec une réduction encore accentuée des voitures dans les rues de la capitale, avec la création annoncée d’environ 1000 rues piétonnes, dans un souci d’amélioration de la qualité de l’air. La limitation à 20 km/h déjà présente dans certaines zones devraient ainsi s’étendre au cours du mandat d’Emmanuel Grégoire. De la même façon, plusieurs grands axes parisiens devraient faire l’objet d’un profond réaménagement afin de faire place à davantage de couloirs de bus, de pistes cyclables, et d’espaces végétalisés. Une tarification « pénalisante » devrait également impacter encore davantage les véhicules de grande taille, comme les SUV. Dans ce cadre, le boulevard périphérique est également au cœur des discussions, puisque le projet du nouveau maire, porté par les écologistes, prévoit d’aménager ce dernier en « boulevard urbain », avec des voies dédiées aux transports en commun, au covoiturage. Le projet de diminution de l’usage de la voiture dans Paris devrait ainsi être compensé par le développement du réseau de bus, et la création notamment de lignes de bus express, alors qu’une circulation permanente (et donc nocturne) de certaines lignes de métro automatisées (1, 4 et 14) est également à l’étude. Enfin, le transport de marchandises est également dans le viseur d’Emmanuel Grégoire, qui entend développer le transport fluvial à destination de Paris intra-muros, avec le déploiement de transports décarbonés pour acheminer les biens à leur destination finale.