Citroën poursuit son offensive sur le marché de l’électrique abordable. En ce début d’année 2026, la ë-C3 voit son prix d’accès passer sous la barre symbolique des 14 000 €, à la faveur d’un renforcement des aides à l’achat. Une annonce qui repositionne la citadine électrique parmi les offres les plus compétitives du moment. Lancée en 2024 à partir de 23 300 €, la Citroën C3 électrique avait déjà marqué les esprits par son positionnement tarifaire. Fin 2025, le constructeur a franchi une nouvelle étape en introduisant une version à autonomie réduite, affichée à 19 990 € hors aides. Une déclinaison pensée pour les trajets du quotidien, et surtout pour maximiser l’impact des dispositifs de soutien à l’électromobilité. Depuis juillet 2025, le bonus écologique a été remplacé par la prime dite "coup de pouce voitures électriques", adossée aux certificats d’économies d’énergie (CEE). En 2026, cette aide est renforcée pour les ménages les plus modestes et ceux en situation de précarité énergétique. Chez Stellantis, elle atteint désormais 5 700 €, ce qui ramène le prix de la C3 électrique "autonomie urbaine" à 14 290 €. Citroën y ajoute un rabais commercial de 250 €, faisant tomber la facture finale à 13 990 €. À ce niveau de prix, la C3 électrique se distingue sur le segment des citadines cinq portes et cinq places. Son autonomie mixte WLTP de 204 km reste limitée, mais cohérente avec un usage urbain et périurbain. À titre de comparaison, les utilisateurs de Dacia Spring — référence du segment — parcourent en moyenne une quarantaine de kilomètres par jour, bien en deçà de cette capacité. Avec les aides actuelles, la C3 s’affiche d’ailleurs à un tarif inférieur à celui de sa rivale roumaine. L’équipement de série demeure volontairement simple sur la version d’entrée de gamme : radars de stationnement, rétroviseurs électriques et climatisation sont inclus, mais l’écran tactile laisse place à un support pour smartphone. La finition "Plus", proposée à 17 500 € avec la prime maximale, ajoute des équipements plus valorisants comme l’écran central de 10,25 pouces, les rétroviseurs chauffants, le capteur de pluie, une banquette arrière fractionnable et une présentation plus soignée. Le montant de la prime CEE varie selon le profil des ménages : 4 800 € pour les foyers modestes et 3 600 € pour les autres. Une gradation qui illustre la volonté des pouvoirs publics et des constructeurs de soutenir l’accès à l’électrique. La concurrence ne devrait toutefois pas rester inactive. Renault prévoit en effet le lancement, au printemps, d’une Twingo électrique annoncée à 13 750 € avec une prime de 5 740 €. La bataille du prix plancher est clairement lancée sur le marché des citadines électriques.