La préfecture du Pas-de-Calais a décidé de renforcer les sanctions envers les automobilistes ayant été pris en flagrant délit d’usage du téléphone au volant. Un nouvel arrêté prévoit en effet que les conducteurs fautifs seront sanctionnés d’un retrait de permis de deux mois. Cet arrêté est l’initiative du nouveau préfet, François-Xavier Lauch, comme le rapporte La Voix du Nord. Pour rappel, une telle mesure est déjà en vigueur depuis plusieurs mois dans le département des Landes ainsi qu’en Charente-Maritime. Sur le territoire national, la sanction prévue pour les automobilistes contrôlés avec le téléphone en main est passible d’une amende forfaitaire de 135 euros, et de trois points de retrait sur le permis. Le nouvel arrêté préfectoral désormais en vigueur dans le Pas-de-Calais alourdit la sanction en cas d’infraction dans ce département, qui rejoint les deux autres départements cités plus haut. Pour rappel, sur le plan national toujours, en cas de contrôle avec téléphone à la main en même temps qu’une autre infraction – comme excès de vitesse ou ignorer un feu rouge -, la suspension de permis peut atteindre une durée de six mois, avec application immédiate. Il est également interdit de prendre son téléphone à la main, même à l’arrêt, ainsi que d’utiliser un kit audio comme des oreillettes ou des écouteurs. Par ailleurs, comme le rapporte France 3 Hauts-de-France, le nouvel arrêté renforce également les sanctions pour d’autres infractions routières. Une conduite sous l’emprise de l’alcool est désormais passible d’une suspension de permis de 12 mois, contre six auparavant. Une sanction doublée pour les professionnels chargés du transport de personnes. Avec cette décision, le préfet veut souligner sa volonté de "lutter contre les comportements dangereux et appelle les usagers de la route à faire preuve de responsabilité pour préserver leur vie et celle des autres." En 2025, 57 décès liés à des accidents de la route ont été enregistrés sur les routes du Pas-de-Calais, soit neuf de plus qu’en 2024. Des chiffres qui seront sans nul doute scrutés de près par la sécurité routière dans le département à l’issue de cette année, et qui pourrait, pourquoi pas, inciter le gouvernement à généraliser ces sanctions pour l’instant locales.