Faire l’objet d’un excès de vitesse au-delà de 50 km/h de la vitesse autorisée sera désormais considéré comme un délit, et ne fera plus uniquement l’objet d’une contravention. Cette décision, confirmée par le ministère de l’Intérieur, est mise en application à partir de ce lundi 29 décembre sur les routes de France. Jusqu’à maintenant, les grands excès de vitesse étaient passibles d’une contravention de cinquième classe, accompagnée de la perte de six points sur le permis de conduire, et d’une amende qui pouvait s’élever à 1'500 euros, la notion de délit n’étant prononcée qu’en cas de récidive. Le gouvernement se veut désormais bien plus sévère avec les contrevenants qui feront l’objet, en plus des différentes sanctions précédemment évoquées, d’une inscription au casier judiciaire. Des peines complémentaires peuvent également s’ajouter, comme un retrait de permis immédiat, assorti d’une interdiction de le repasser sur une période de trois ans, le tout en plus des sanctions déjà existantes comme l’interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur durant cinq ans, la confiscation du véhicule, et l’obligation de suivre – à ses frais – un stage de sensibilisation à la sécurité routière. La mesure a été publié le mercredi 24 décembre « en application de la loi du 9 juillet 2025 portant création de l’homicide routier et visant à lutter contre la violence routière », comme le rappelle le communiqué de la Sécurité Routière. « Franchir la limite de plus de 50 km/h, ce n’est pas une simple infraction : c’est un comportement qui met délibérément des vies en danger », indique Marie-Pierre Vedrenne, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur. « En classant désormais ce très grand excès de vitesse comme un délit, avec une réponse judiciaire plus ferme, nous envoyons un message clair : la violence routière n’est plus tolérée. Cette avancée est une mesure de protection pour tous, pour les familles et pour les usagers les plus vulnérables. Elle traduit une exigence de responsabilité et de respect. » « La loi a pour mission de garantir la sécurité, je tiens particulièrement à remercier les députés qui ont porté la proposition de loi qui a permis d’aboutir à cette avancée majeure. » D’après les chiffres de la Sécurité Routière, 63 217 excès de vitesse supérieurs ou égal à 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée ont été relevés en 2024, en hausse +69% par rapport à 2017.