Renault Group a annoncé le lancement de « Renault Care Fleet », un dispositif destiné à améliorer les conditions de déplacement des professionnels de santé exerçant dans des zones caractérisées par une faible densité médicale. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « CareMakers », dédié à la mobilité inclusive. L’objectif affiché est de faciliter l’accès aux soins dans des territoires où les contraintes de déplacement constituent un enjeu majeur. Pour y répondre, le constructeur met en place une flotte de 50 véhicules électriques reconditionnés, des Renault ZOE E-Tech, accessibles via une formule de crédit-bail à partir de 99 euros par mois, sur une durée de 48 mois, avec un premier loyer majoré. Ce dispositif s’adresse principalement aux professionnels intervenant à domicile — infirmiers, aides-soignants ou sages-femmes — dont l’activité repose sur des déplacements quotidiens souvent importants. Dans certains territoires ruraux ou périurbains, ces trajets peuvent atteindre plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres par jour, faisant de la mobilité un élément central de l’exercice professionnel. Renault Care Fleet Selon Renault, l’utilisation de véhicules électriques permettrait de réduire significativement les coûts d’usage, annoncés comme pouvant être divisés par quatre par rapport à un modèle thermique. Les véhicules proposés affichent par ailleurs une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 395 kilomètres (cycle WLTP) et sont fournis avec des solutions de recharge adaptées, incluant un pass dédié. Le programme est déployé dans un premier temps dans plusieurs zones identifiées comme particulièrement concernées par les difficultés d’accès aux soins, notamment les régions Grand Est, Centre-Val de Loire et certaines zones des Alpes-Maritimes. Au-delà de l’aspect opérationnel, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du groupe visant à développer des solutions de mobilité dites « inclusives ». Lancé en 2012, le programme CareMakers a pour vocation de proposer des offres de financement adaptées à des publics ne pouvant accéder aux circuits traditionnels du crédit automobile, en s’appuyant notamment sur des dispositifs de microcrédit et des partenariats locaux. Dans un contexte marqué par la hausse des coûts de transport et les difficultés croissantes d’accès aux soins dans certains territoires, Renault entend ainsi positionner la mobilité comme un levier concret de soutien à l’activité des professionnels de santé. Si l’initiative vise à répondre à une problématique logistique identifiée, elle intervient toutefois dans un cadre plus large où les enjeux liés à la désertification médicale demeurent multiples et structurels.