Le salon Rétromobile qui se tient à Paris Porte de Versailles jusqu'à dimanche compte parmi les plus grands rendez-vous du genre en Europe. Cela tient aussi au fait qu’on y trouve une quantité impressionnante de voitures à vendre. D’un côté, il y a les trésors hors de prix proposés par les grandes maisons de ventes aux enchères et les marchands spécialisés. Avec le budget adéquat et l’envie de dénicher une pièce vraiment particulière, on peut y laisser partir des sommes à sept chiffres. Et puis il y a le hall 4. Dans une partie du complexe, on tombe sur bien des modèles qui peuvent séduire Monsieur Tout-le-Monde : ces voitures « grand public » dont les tarifs restent, en principe, relativement accessibles. Même si, lors de notre passage, certaines étiquettes nous ont tout de même surpris. Dans les allées du salon parisien, l’offre est logiquement dominée par les marques françaises. Dès l’entrée, on tombe sur une petite Peugeot 106 XSi de 94 ch en série spéciale « Le Mans » (voir photo de couverture). À l’époque, Peugeot avait remporté la course avec la 905. Seulement 905 exemplaires de cette 106 spéciale ont été produits, ce qui en fait une voiture de collection. 300 seraient restés en France. D’où un prix affiché de 11 900 euros malgré 175 400 km au compteur. L’état extérieur est excellent et, à nos yeux, les vitres latérales – immenses selon les standards actuels – sont particulièrement séduisantes. Pour 30 000 euros, on trouve une Mercedes 190 E 2.3-16 de 1986 ; une Coccinelle 1300 de 1968 est annoncée à 22 500 euros. L'incontournable Renault 12 Break est désormais devenue rare en France. Pour 9 500 euros, on peut repartir au volant d’un exemplaire de 1972. Ou préférer une VW Golf Country pour un peu moins de 30 000 euros ? Images : Motor1.com Deutschland Tout aussi étonnant : 7 890 euros pour une Ford Mondeo 2.5 V6 de 1994 affichant 146 480 km. D’un autre côté, ce genre de modèle est devenu difficile à dénicher. Petit et attachant : une Fiat 126 Personal 4 de 1979 pour 5 000 euros, un tarif plutôt honnête. Dans le même esprit, mais plus chères, plusieurs Autobianchi Bianchina basées sur l’ancienne Fiat 500. La berline (dans laquelle, paraît-il, quatre personnes peuvent réellement prendre place !) est affichée à 11 000 euros, tandis qu’un des cabriolets approche les 27 000 euros. Plus petite encore : la Brütsch Mopetta de 1957 à 22 000 euros. Ce véhicule monoplace a l’air de s’être échappé d’un manège. Neckar St Trop (1965) avec carrosserie OSI Fiat 125 Samantha (1967) Les exotiques valent aussi le détour : 22 990 euros pour une Cadillac Fleetwood de 1977 longue de 6,20 m, 29 500 euros pour une Nissan 300 ZX (Z32). Une Suzuki SJ 413 toit surélevé de 1987 avec 30 000 km est annoncé à 14 900 euros. Même les connaisseurs découvrent parfois des inconnues comme cette Neckar St Trop de 1965 (technique Fiat et carrosserie OSI) à 28 000 euros, ou la Fiat 125 Samantha de 1967, très patinée, avec carrosserie Vignale pour 14 000 euros. Vous l'aurez compris, ce soupçon de nostalgie est l'un des attraits du salon Rétromobile, devenu un incontournable depuis plusieurs années.