Certains sujets arrivent directement dans notre boîte mail – et le Kia PV5 en fait désormais partie. Après notre premier article sur d’éventuelles transformations en camper, les demandes se multiplient : elles portent moins sur le design que sur des points très concrets comme les distributeurs, la disponibilité et les solutions de rétrofit. Dès la transformation VanLab, on avait compris tout le potentiel du « bête de somme » électrique de Kia – notamment grâce à son approche modulaire. Vantrack s’appuie précisément sur ce principe et pousse encore plus loin la logique de « kit » appliquée au PV5, avec une configuration que l’on peut faire évoluer étape par étape. Dans ce contexte, le LightCamp est présenté pour la première fois en public lors des Campervan Days aux Pays-Bas. Le LightCamp se conçoit moins comme un camping-car classique que comme une plateforme mobile. Au centre, une structure composée d’éléments ultralégers que l’on clipse ou déclipse selon les besoins. Résultat : un camp de base flexible, utile au quotidien en semaine et capable de se transformer en quelques minutes en véhicule d’aventure le vendredi soir. À l’arrière, on trouve un vaste volume de chargement, qui avale non seulement les bagages des vacances, mais sert aussi de base à un aménagement intérieur variable. Au-dessus, un large module de couchage peut être retiré si l’on a besoin de plus d’espace de stockage. L’ensemble ressemble moins à un aménagement de van traditionnel qu’à un système modulaire pensé dans le détail. Images : Vantrack Le plus intéressant arrive lorsque le hayon s’ouvre : une cuisine mobile se déploie vers l’extérieur, avec plaque à induction, petit évier et plan de travail. Le module tient sur ses propres pieds et transforme la place de stationnement en quelques gestes en une sorte de cuisine outdoor. Pas de gadgets inutiles, juste ce qu’il faut pour préparer le premier café en pleine forêt. Sur le toit, le LightCamp va bien au-delà du simple transport de bagages. Vantrack y combine barres de toit, tente de toit et une immense fenêtre type Skylight en une unité ingénieuse. Cette dernière mesure 96 x 65 cm et change réellement la donne à l’intérieur : elle apporte beaucoup de lumière et permet, à l’arrêt, d’obtenir la hauteur sous plafond nécessaire pour se tenir debout. Images : Vantrack Cette architecture de toit n’a rien d’un simple gadget. Grâce au Skylight ouvert, on passe presque directement du « salon » à la tente de toit – une place de choix pour celles et ceux qui veulent, au réveil, profiter d’un premier regard sur la nature sans faire le tour du véhicule. Cette liaison transforme soudain le petit van en « penthouse » et sépare clairement l’espace de vie et la zone nuit, un peu à la manière du Carado CV 541 Pro. Côté tarif, le pack de base avec le système modulaire à l’arrière et la cuisine mobile devrait se situer autour de 10 000 €. Mais l’attrait principal réside dans l’évolutivité : les différents modules peuvent être ajoutés après coup, remplacés ou totalement omis. De quoi laisser le PV5 LightCamp ouvert à des usages très variés – du transporteur de matériel sportif au van de week-end. Au final, le Vantrack LightCamp colle bien à une époque où les véhicules de loisirs n’ont plus forcément besoin de grandir. L’enjeu, c’est la flexibilité et une utilisation plus intelligente de l’espace disponible. Et sur ce point, la proposition se montre étonnamment cohérente. La scène des campers électriques se diversifie de plus en plus. Du Hyundai Staria Camper Concept avec 160 kW et jusqu’à 400 km d’autonomie, à l’Eifelland Interstar-e avec batterie de 87 kWh et une charge utile élevée jusqu’à 900 kg, en passant par le Challenger Electrix Hybrid avec batterie de 37 kWh et 100 km d’autonomie en mode électrique, on voit à quel point le camping électrifié peut désormais prendre des formes variées.