Ferrari prépare son premier véhicule électrique et a eu besoin d’aide pour le développer. La marque a collaboré avec LoveFrom, le collectif créatif fondé par Sir Jony Ive, ancien directeur du design d’Apple, pour concevoir l’habitacle. Le constructeur a aussi dû solliciter la NASA afin de s’assurer que les accélérations du VE ne perturbent pas les passagers. Dans une interview accordée à Autocar India, le PDG de Ferrari, Benedetto Vigna, a expliqué que les véhicules électriques peuvent accélérer avec une telle puissance que « parfois, cela perturbe notre cerveau », d’où le recours à des experts. Le constructeur a mené des études médicales en plus de son travail avec la NASA. Selon Vigna, la marque voulait déterminer : « Quel est le niveau d’accélération qui dérange les gens ? » Trop d’accélération n’est pas forcément une bonne chose, et il ajoute que cela revient simplement à attendre « que l’accélération s’arrête ». Malgré les consultations avec la NASA et d’autres experts médicaux, la Ferrari Luce promet d’être très rapide. Galerie: Ferrari Luce 2026, les intérieurs Détails des performances de la Luce Le lancement au compte-gouttes du premier VE de Ferrari a déjà permis de dévoiler quelques informations préliminaires sur le modèle. En octobre dernier, le constructeur affirmait que ce VE développerait plus de 986 ch (environ 725 kW), passerait de 0 à 100 km/h en 2,5 s et atteindrait une vitesse de pointe de 309 km/h. Il disposerait de quatre moteurs électriques et d’une batterie de 122,0 kWh. Il bénéficierait de roues arrière directrices indépendantes ainsi que du système de suspension active des Purosangue et F80. Nous avons déjà aperçu l’intérieur, qui conserve des boutons et des commandes physiques. On s’attend à ce que la Luce soit dévoilée dans le courant de l’année. Les véhicules électriques sont réputés pour leurs accélérations fulgurantes. Ferrari ne semble pas craindre d’être « trop rapide » ; la marque veut plutôt proposer une expérience de conduite engageante, au-delà de la seule puissance. Il faudra voir si l’aide de la NASA a servi — ou au contraire pénalisé — le véhicule lorsqu’il sera commercialisé.