Alors que l’on attend encore que Maranello lance son tout premier véhicule électrique, le modèle jusque-là le plus controversé devrait, lui, recevoir une mise à jour. Ferrari chercherait à introduire une version plus performante de son SUV Purosangue d’ici la fin de l’année. Il conserverait le V12 atmosphérique, même s’il n’est pas clair si une hausse de puissance est au programme. Dans sa configuration actuelle, le bloc de 6,5 litres développe 715 ch (environ 526 kW). Mais on sait, grâce à d’autres modèles au Cheval cabré, que ce douze-cylindres peut libérer davantage de cavalerie italienne. La 12Cilindri annonce 819 ch, tandis que l’ultra-exclusive Daytona SP3 domine la hiérarchie des V12 avec jusqu’à 829 ch. D’après Bloomberg, ce Purosangue plus affûté entrerait en production au cours du second semestre. Il ferait du SUV l’un des cinq nouveaux modèles que Ferrari a confirmé vouloir présenter cette année. On imaginait plutôt une version hybride rechargeable avec un moteur thermique plus petit, mais il semblerait que la marque s’apprête au contraire à faire évoluer son vénérable V12. Les détails restent rares, mais des sources internes citées par l’agence indiquent que le gros moteur serait maintenu. Ferrari travaillerait aussi sur le Purosangue afin d’en améliorer l’agilité et la précision de comportement. Sans surprise, la marque n’a pas souhaité commenter ses futurs modèles lorsque Bloomberg l’a interrogée sur d’éventuelles évolutions du SUV. Si le V12 reste inchangé, Ferrari pourrait proposer en option un pack Assetto Fiorano, en reprenant une recette déjà éprouvée sur ses supercars à deux portes. Ce kit permet généralement de gagner quelques kilogrammes grâce à un usage plus poussé de la fibre de carbone. Baptisé du nom du circuit italien de la marque, il s’accompagne aussi d’une suspension et d’éléments aérodynamiques revus. Même si Ferrari entend élargir la gamme Purosangue, le constructeur maintient sa promesse de limiter la production annuelle afin de ne pas inonder le marché de SUV. Depuis le lancement du modèle, il y a près de quatre ans, la production serait plafonnée à 20 % de la production annuelle totale. Son rival national, Lamborghini, adopte une approche différente en produisant autant d’Urus que possible chaque année, sans se soucier d’un éventuel risque de dilution de l’image. D’autres SUV ultra-luxe comme l’Aston Martin DBX, le Rolls-Royce Cullinan et le Bentley Bentayga ne sont pas non plus soumis à des restrictions artificielles de production. Une nouvelle version de ce SUV V12 ne serait pas forcément une surprise. Ferrari prévoit qu’en 2030, 40 % de ses modèles seront encore des véhicules 100 % thermiques. Les hybrides rechargeables représenteraient une part identique à la fin de la décennie, laissant 20 % aux modèles électriques. D’ici quatre ans, la marque prévoit de lancer 20 nouveaux modèles. Les puristes seront rassurés d’apprendre que le V12 a vocation à perdurer, Ferrari ayant trouvé une solution pour le rendre conforme à la norme Euro 7. L’an dernier, le directeur de la recherche et du développement, Ernesto Lasalandra, a évoqué de nouveaux développements pour le V12, ainsi que pour les V6 et V8 : "Nous poursuivons le développement de nos moteurs V6, V8 et V12 dans le but d'améliorer constamment leurs performances et leur efficacité, tout en nous conformant aux nouvelles réglementations internationales. Nous continuerons à proposer des moteurs thermiques dans notre gamme de produits et à innover dans le domaine des moteurs en augmentant sans cesse leur puissance spécifique."