Un répit pour les véhicules électriques. Le projet initial de loi de finances 2025 prévoyait la mise en application d’un malus au poids pour les SUV électriques. Une mesure qui concernait les véhicules électriques de plus de 2,1 tonnes, avec un aménagement pour les voitures les mieux notées à l’éco-score délivré par l’Agence de la transition écologique. Un éco-score qui favorise de base les voitures assemblées sur le continent européens, face à l’arrivée massive des véhicules 100% électriques de marques chinoises. Finalement, au vu de la nouvelle mouture du plan budgétaire 2026 – établi par le biais de l’article 49.3 -, le gouvernement a fait machine arrière, abandonnant (provisoirement) la mesure. Un revirement fruit de longues négociations avec les représentants du monde automobile. Si le malus au poids est déjà en place depuis plusieurs années pour taxer les véhicules thermiques jugés trop lourds, et plus polluants, cette mesure ne concernait pas jusqu’ici les véhicules électriques, mais l’idée était d’abolir de privilège à partir du 1er juillet prochain, avant ce changement de cap de la part du gouvernement. Voilà qui ne manquera pas de rassurer les constructeurs et les concessionnaires de notre pays, alors que le marché de l’électrique peine encore à décoller. Et il s’agit également, disons-le, d’une décision davantage en phase avec la volonté des autorités de soutenir le marché des véhicules à batterie, avec notamment la reconduction du leasing social. BMW iX3 2026 Mais cette exonération pourrait n’être que provisoire, et pourrait être remise au sein des débats à l’occasion de la présentation du prochain projet de loi de finance pour 2027. Un répit qui pourrait ainsi être de courte durée. Le nouveau plan budgétaire maintient également les avantages fiscaux liés aux agrocarburants, tels que le superéthanol E85 ou le B100, que le gouvernement envisageait initialement de réduire. Ces ajustements interviennent dans un contexte de recul du marché automobile et de vieillissement du parc, dont l’âge moyen atteint 12,6 ans. Les immatriculations de voitures neuves ont reculé de 5 % en 2025 et poursuivent leur baisse début 2026, malgré une progression des ventes de véhicules électriques, qui représentent désormais près d’un tiers des achats des particuliers. Pour les pouvoirs publics, l’enjeu reste de maintenir une fiscalité incitative sans freiner davantage l’accès au véhicule neuf.