La voiture électrique recherche avant tout l'efficacité, sous tous les angles : énergétique, en premier lieu, mais aussi thermique et aérodynamique. C’est justement la quête d’une meilleure pénétration dans l’air qui a poussé de nombreux constructeurs à adopter une solution de style devenue un quasi-standard sur les modèles zéro émission : les poignées de porte affleurantes. Or ces poignées affleurantes, que Tesla a commencé à utiliser sur la Model S en 2012, sont désormais interdites. Cela se passe en Chine, pour des raisons de sécurité. De nouvelles règles à partir de l’an prochain Plusieurs enquêtes montrent (même si, dans de nombreux cas, nous attendons encore les conclusions) qu’en raison de ces poignées dissimulées dans les portières, après un accident, certaines personnes sont décédées alors qu’elles auraient peut-être pu être sauvées. Xiaomi YU7 : le SUV chinois est l’un des nombreux modèles électriques avec des poignées « encastrées » dans les portières Et l’on revient au présent. Enfin, au futur. La Chine (qui cherche à définir une réglementation de pointe autour de la voiture électrique) est le premier pays au monde à bannir cette solution. À partir du 1er janvier 2027, toutes les voitures devront être équipées de poignées "traditionnelles". Les modèles déjà homologués par le ministère auront jusqu’au 1er janvier 2029 pour se mettre en conformité. Les nouveaux modèles, en revanche, devront être lancés avec cette modification d’ici moins de 12 mois. Mais pourquoi ces poignées sont-elles dangereuses ? Un blocage qui peut coûter des vies Selon les autorités compétentes, en cas d’accident, une coupure de courant peut survenir, empêchant les poignées de se déployer. Ce dysfonctionnement a empêché des personnes de sortir et n’a pas non plus permis l’ouverture depuis l’extérieur, retardant les secours et entraînant ensuite le décès de certains occupants. Les constructeurs se retrouvent désormais face à un casse-tête : modifier le dessin des poignées implique, dans de nombreux cas, de devoir revoir l’outillage des portières dans son ensemble. Certaines sociétés de conseil ont tenté d’estimer ce que cela pourrait coûter aux marques et, selon les premières évaluations, on parle d’une moyenne de 100 millions de yuans par modèle, soit environ 12,2 millions d’euros. L’alternative ? Renoncer à la possibilité de vendre sur le plus grand marché automobile du monde.