Suite à un vote au Sénat vendredi 23 janvier dernier, le permis de conduire ne pourra plus être financé par le compte personnel de formation (CPF), une mesure prise dans le cadre du nouveau budget 2026 présenté par le gouvernement. Une annonce évidemment très mal reçue par les candidats potentiels au permis de conduire, et qui suscite également la colère des associations de défense des conducteurs, mais également des auto-écoles françaises. Il faut dire que, jusqu’ici, le CPF était largement utilisé pour financer l’examen du permis de conduire. Un examen qui constitue d’ailleurs pas moins de 25% des formations financées par ce dispositif d’état. Désormais, seules les personnes en situation de recherche d’emploi pourront financer leur formation de permis de conduire avec le CPF. D’après le sénateur Renaissance Xavier Iacovelli, qui a annoncé cette mesure, cet amendement ne vise pas à faire des économies sur le CPF, l’enveloppe demeurant la même, mais a plutôt pour objectif d’inciter les Français a utiliser ce dispositif différemment, notamment dans le cadre de formations ou de réorientation professionnelle. Dans un communiqué commun, la fédération des auto-écoles et l’association "40 millions d’automobilistes" ont exprimé leur colère face à cette décision : "En retirant le droit aux salariés de financer leur permis de conduire via le CPF pour le réserver aux seuls demandeurs d’emploi, dans l’article 81 du projet de budget, le législateur s’apprête à commettre une faute politique et sociale majeure", indiquent-ils. "Cette mesure frappe de plein fouet la France qui travaille, cotise, mais dépend de la voiture faute de transports collectifs. Ouvriers, aides à domicile, intérimaires, salariés des zones rurales et périurbaines : tous financent le CPF, mais se verraient refuser l’accès à ce droit". La mesure a été également largement critiquée parmi les députés de l'opposition, à commencer par le RN et LFI.