Le nombre de personnes tuées sur les routes françaises progresse, tout comme celui des blessés graves, malgré des dispositifs de prévention renforcés. Alcool, stupéfiants et vitesse restent les principaux facteurs d’accidents, tandis que l’usage du protoxyde d’azote apparaît comme un phénomène préoccupant. Au total, 3 513 personnes ont perdu la vie dans un accident de la route en 2025. Parmi elles, 3 260 décès ont été recensés en France métropolitaine, soit une hausse de 2,1 % par rapport à 2024, et 253 dans les territoires d’outre-mer, où l’augmentation atteint 6 %. La ministre déléguée chargée de la Sécurité routière, Marie-Pierre Vedrenne, a qualifié ces chiffres de « réalité inadmissible ». Les conducteurs de voitures particulières demeurent les plus touchés, représentant près de la moitié des décès, avec 1 563 victimes, soit 45 de plus que l’année précédente. Les usagers vulnérables paient également un lourd tribut : 501 piétons et 234 cyclistes ont été tués sur les routes en 2025. Seule évolution positive, la mortalité des deux-roues motorisés recule légèrement, avec 691 décès, en baisse de 29 victimes sur un an. Parallèlement, le nombre de blessés graves poursuit sa progression. Environ 16 600 personnes ont été grièvement blessées à la suite d’un accident de la route en 2025, soit une hausse estimée à 4 %, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Cette tendance reflète à la fois une augmentation du nombre d’accidents et une plus grande violence des chocs. Les comportements à risque, notamment la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants et les excès de vitesse, demeurent largement répandus. L’année 2025 est également marquée par la montée en puissance de l’usage détourné du protoxyde d’azote, ou "gaz hilarant". Ce produit, consommé à des fins récréatives, provoque des troubles sensoriels incompatibles avec la conduite et a été impliqué dans un nombre croissant d’accidents. Le gouvernement annonce en faire une priorité pour 2026, avec un renforcement des contrôles et des actions de prévention, afin de limiter durablement ce phénomène.