Le constructeur britannique Lola Cars relance l’une de ses icônes des années 1960 avec les nouvelles T70S et T70S GT, présentées comme les premières « sustainable classics » au monde. L’objectif est ambitieux : recréer une légende du sport automobile tout en intégrant des technologies et matériaux plus respectueux de l’environnement. Ces modèles rendent hommage à la mythique Lola T70, apparue en 1965 et célèbre pour ses succès en compétition, notamment en Can-Am et à Daytona. Pour garantir l’authenticité, Lola s’est appuyé sur des scans haute définition et ses archives d’époque, afin de reproduire fidèlement les lignes et l’architecture d’origine, tout en profitant des techniques modernes pour améliorer la précision de fabrication. Deux versions sont proposées. La T70S est une version dédiée à la piste, équipée d’un V8 Chevrolet 5,0 litres d’environ 530 ch, capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et de dépasser 320 km/h. La T70S GT, homologuée pour la route, reçoit un V8 6,2 litres de 500 ch, un peu moins radical mais plus exploitable au quotidien, avec quelques équipements supplémentaires comme la climatisation et un habitacle légèrement plus confortable. Lola T70S et T70S GT version durable La principale innovation réside dans les matériaux. Lola introduit le système LNCS (Lola Natural Composite System), remplaçant les fibres traditionnelles par un mélange de fibres végétales et de basalte, associées à une résine issue de déchets de canne à sucre. Cette approche permet de supprimer l’usage de pétrochimie et de réduire d’environ 54 % les émissions de CO₂ liées à la fabrication. D’autres solutions complètent cette démarche, comme l’utilisation de magnésium produit à partir d’eau de mer grâce à des procédés alimentés par énergie solaire. Malgré ces avancées, l’expérience reste fidèle à l’esprit d’origine : moteur V8 atmosphérique, sensations brutes et pilotage exigeant. Produites à seulement 16 exemplaires, ces nouvelles T70 s’adressent à des collectionneurs avertis. Plus qu’une simple réédition, ce projet démontre qu’il est possible de préserver le patrimoine automobile tout en l’adaptant aux enjeux environnementaux actuels. En clair, Lola ne renie pas son passé : elle le modernise sans lui enlever son âme.